Les Organismes Génétiquement Modifiés:

Publié le par Collectif

 

"Ca vous interesse de savoir ce que vous mangez ?"

photo de Greenpeace contre les OGM.

Qu'est-ce qu'un OGM ?
 

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié les gènes par une technique nouvelle dite de "génie génétique" pour lui donner une nouvelle caractéristique.

Ce processus s'inspire des techniques de sélection ou de mutation, qui existent déjà dans le monde agricole.

Les trente dernières années ont vu se développer des techniques modernes de "génie génétique", consistant à introduire un ou plusieurs gènes dans le patrimoine génétique d'un organisme et de construire des organismes dits "génétiquement modifiés" (organismes génétiquement modifiés -OGM- et les micro-organismes génétiquement modifiés -MGM). Ces techniques permettent de transférer des gènes sélectionnés d'un organisme à un autre, y compris entre des espèces différentes. Elles offrent ainsi potentiellement la possibilité d'introduire dans un organisme un caractère nouveau dès lors que le ou les gène(s) correspondants sont identifiés.

La transformation génétique peut être effectuée sur de nombreuses espèces végétales, depuis les céréales jusqu'aux légumes ou aux arbres. En tout, ce sont plus de 60 espèces qui peuvent être transformées. Les OGM les plus avancés correspondent surtout à des espèces de grande culture comme le maïs, la betterave et le colza. Les gènes introduits sont très divers mais actuellement ce sont principalement des caractères d'intérêt agronomique qui sont les plus développés.

 

Pourquoi a-t-on fabriqué des OGM ?
 

 

Depuis que l'homme cultive des plantes et élève des animaux, il les fait évoluer en sélectionnant ceux qui ont la meilleure productivité. Cette évolution sous forme de sélection, de croisement, de greffe a permis ainsi de créer de nouvelles variétés ou races qui n'existaient pas spontanément et constituent des améliorations : meilleurs rendements, meilleure qualité, meilleure résistance aux maladies, aux ravageurs, à la sécheresse. Ces évolutions ont été souvent irréversibles, ce qui fait qu'aujourd'hui, il est très difficile de retrouver le blé ou la vache d'origine.

A la suite des travaux de recherche fondamentale qui ont permis de mieux connaître les bases moléculaires de la génétique, il a été possible de travailler sur des transferts de caractères beaucoup plus précis en agissant directement sur les gènes.

 

Quels sont les risques que présentent les OGM pour l'environnement ou la santé ?
 

 

Parmi les risques que sont susceptibles de présenter les OGM, figurent notamment des risques pour la santé humaine par toxicité ou allergénicité et des risques pour l'environnement comme la déstabilisation de certains écosystèmes, tels les nappes phrétiques.

Aussi, pour chaque OGM nouveau, il faut vérifier qu'il ne présente ni risque pour la santé, ni impact négatif sur l'environnement. En particulier, il faut être certain que la dissémination dans l'environnement des nouveaux gènes introduits n'est pas susceptible de provoquer de nuisance. Par exemple, pour les OGM tolérants à un herbicide, il faut s'assurer que le gène de tolérance à l'herbicide ne se propage pas en rendant inefficace le désherbant. Quant à l'intervention sur le génome humain, elle reste interdite.

Des programmes permettant de mieux approcher les risques potentiels liés aux cultures génétiquement modifiées sont développés.

 

Que représentent les OGM dans le commerce mondial ?
 

 

Les superficies consacrées aux cultures transgéniques dans le monde atteignent environ 90 millions d'hectares en 2005.

Cette année, cinq pays principaux détiennent la quasi-totalité des cultures transgéniques. Les Etats-unis se placent en 1ere positon avec 50 millions d'hectares, suivis par l'Argentine, puis viennent le Canada, le Brésil et la Chine. Les surfaces cultivées en Europe sont très peu importantes (58 000 hectares en Espagne).

Globalement, le nombre d'espèces cultivées est très restreint : le soja occupait plus de la moitié des superficies cultivées en OGM (54,4 %), suivi par le maïs (21,2 %), le coton (9,8 %) et le colza (4,6 %).

Sous forme transformée ou non, ces quatre espèces, et notamment le soja, font partie des produits agricoles les plus échangés à l'échelle mondiale.

 

La France peut-elle abandonner la recherche sur les OGM ?
 

 

Les chercheurs français ont joué un grand rôle dans la recherche sur les biotechnologies qui constituent l'un des domaines en évolution la plus rapide de la science contemporaine.

Si la recherche s'interromp sur un domaine en évolution aussi rapide, il est à craindre que la France prendrait un retard impossible à rattraper et qu’elle devienne alors totalement dépendante des autres pays et notamment des Etats-Unis qui disposeraient alors de technologies et de variétés performantes et adaptées à leurs conditions naturelles et aux objectifs de leur agriculture.

C'est pourquoi le Gouvernement est attaché à ce que la recherche puisse se poursuivre sur ce sujet afin d'éclairer la société sur le choix qu'elle pourrait alors être amenée à prendre. Si toute recherche sur ce sujet devait être abandonnée, de nombreux chercheurs formés dans les universités et les laboratoires français pourraient alors être conduits à poursuivre leurs travaux à l'étranger.

 

Sources:

www.greenpeace.org

www.omg.gouv.fr  

www.wikipédia.fr

 

Par Kmille H.

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M
Très bien. Travail sérieux. 16,75/20.
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