Violence urbaine thomas et camille

Publié le par Collectif



L’origine de la violence urbaine.

 

Les principale cause de la violence urbaine sont du a l’urbanisme, et au chômage

 

    Depuis le surgissement du « problème des banlieues » en 1981 avec les rodéos des Minguettes, toute une série de modifications a affecté les représentations des commentateurs et hommes politiques et les modalités des actions publiques destinées à y faire face.
    L’apparition et le succès de la catégorie de « violence urbaine » comme schème de perception et d’action politique en sont un des signes majeurs. C’est l’histoire de sa formation dans le débat public que l’on s’est attaché à esquisser ici en distinguant trois phases qui renvoient, chacune, à des contextes sociaux et mentaux différents.
     Elles permettent de repérer un renversement des perspectives anciennement tenues sur le problème social des « banlieues » qui en bouleverse les enjeux et en efface les origines politiques : la question de l’immigration et celle de la jeunesse issue de l’immigration.

  
 

Les violences urbaines.

 

Elles répondent à deux approches totalement opposées, contradictoires : l’approche sociologie et anthropologique. La violence urbaine suscite de nombreuses publications depuis plusieurs années parce qu’elle choque la conception de la vie.

 

    Les sociétés occidentales ont pensé avoir éradiqué la violence de la vie publique et privée ;

or cette violence refait son apparition dans le domaine public. Françoise Héritier a cherché à

étudié le phénomène de violence sous ses différentes formes.

 

    Les formes de la violence sont varié selon le temps et les cultures.

    Dans certains groupes, la violence est tolérée, alors que dans d’autres, elle est totalement prohibée, bannie.

La violence dérange et devient alors scandaleuse
.

 

    Dans l’évolution de la société, la violence privée a été prise en charge par l’Etat.

L’homme ne peut plus se venger et la violence légitime n’appartient plus qu’à l’Etat.

La violence privé a fait une résurgence dans l’espace public depuis une quinzaine d’années.

 

Définition de la violence urbaine.

 

Les formes de la violence collective des jeunes ont lieu autant dans l’espace public

que dans la banlieue due du centre ville.

 

Ces formes de violences sont faiblement organisées et doivent être distinguées de la délinquance des mineurs .

 

La violence urbaine va du plus simple vandalisme à l’émeute et à la guérilla urbaine ; elle passe par une grande diversité de formes.

 

Ces formes de violence sont :

 

·  razzia dans les commerces ;

·  rodéo de voitures volées ;

·  racket et dépouilles ;

·  rixes entre bandes

·  provocation et injures verbales ou gestuelles contre les adultes du voisinage et les

agents des institutions ;

·  agression physique ;

·  trafics divers dont la drogue ;

·  attaque de commissariat et de bâtiments publics ;

·  saccages et pillages divers.

 

La question des violences urbaines est ancienne :

 

    Il y a eu des émeutes urbaines à Chicago (1919), Harlem (1935), dans diverses villes de USA ( 1943), à Watts et Détroit (1962), à Los Angles (1992) - pour cette dernière émeute, il faut noter que la communauté, chinoise est intervenue violemment pour mettre fin aux pillages des bandes d’afro-américains.

 

    En France, la première émeute date de 1981 aux Minguettes (banlieue de Lyon),

puis à Vaulx en Velin (1990), Sartrouville et Mantes-la-Jolie (1991), Toulouse le Mirail et

Montauban (1999) Quant à Strasbourg, les émeutes sont périodiques (quartier Kronembourg).

 

Perspective sociologique


En France, les cibles de la violence sont homogènes : les institutions publiques

(police, EDF/GDF, poste, écoles, transports, commerçants). Il s’agit essentiellement

d’institutions qui sont en rapport avec les moyens d’intégration et qui proposent quelque chose

qui n’existe pas ou peu dans le pays d’émigration. L’attitude envers ces institutions est comme

si la confiance avait été perdue.

    D’autre part, les affrontements entre bandes existent comme aux Etats-Unis, mais à

une moindre mesure. Les formes de la délinquance aux Etats-Unis ont baissé depuis les années

80. Le déclin de la criminalité est due à l’efficacité de la politique répressive (politique de

tolérance zéro, ce qui permet à certains sociologues français de montrer le système américain

comme un des plus répressifs.

    La violence est toujours décrite comme gratuite, sans revendication. Elle prend

pour cible les institutions constitutives du lieu de résidence. C’est une réaction des jeunes face

à l’exclusion.

    Sébastien Roche met en avant la notion d’incivilité.
    Pour se faire entendre et respecter, la personne doit hausser le ton. L’espace public ne

doit pas être approprié par quelqu’un. La civilité implique une certaine neutralité dans cet

espace. Pour qu’il y ait civilité, il faut ne pas imposer à l’autre sa spécificité.

Les violences urbaines relèvent de l’incivililté. Elles remettent en cause le  fonctionnement de la vie collective basée sur le respect mutuel, la communication et l’échange.

    Les incivilités produisent un sentiment d’inquiétude et se traduit par des dégradations : bris de

vitres, de boites aux lettres, de tag, etc. La constitution de rassemblement équivaut à une

appropriation de l’espace public...

    Face à cette situation, les pouvoirs publics se sont efforcés à mettre en place des

moyens en personnels et matériels pour lutter contre l’incivilité. Ce sont les professions de

l’hospitalité : concierges, gardiens, contrôleurs... et création de nouveaux métiers : îlotiers,

standard d’écoute, etc.

 

Perspective anthropologique.

 

Dans cette perspective, il n’y a pas de problème de violence. Ce qui est mis en

avant c’est la dimension culturelle de la violence.

 

La violence fait partie de la culture de rue. Il s’agit de restituer à la violence son cadre spécifique en dehors de la délinquance juvénile.

C’est la subculture de rue ou sous-culture des adolescents qu’il étudie dans une vision où la violence physique est « positivée ».

 

Les comportements violent s’établissent selon un mode d’échange et de vengeance.

Elle se manifeste par des rixes, des batailles, des combats

Exemple : parfois du a un problème d’ivresse, consommation de drogue ect.

 

La bagarre est appréciée du groupe d’adolescent. Ces bagarres sont des rituels

mettant en jeu trois types d’acteurs dont le rôle peut être interchangeable selon les

circonstances :

·  protagonistes ;

·  provocateurs ;

·  séparateurs.

 

    La violence fait partie intégrante de l’espace public ; il y a un apprentissage de cette violence sous forme de spectacle qui se donnent au grand jour.

 

    Le jeune doit apprendre à se défendre. Ce qui est valorisé dans cette violence c’est la manière de dominer sa peur. Il faut donc faire l’expérience du courage et de la force. Il s’agit en final de se construire une réputation qui sera reconnue par les autres.

 

Cette réputation intériorise des codes spécifique aux groupes de jeunes. Les aînés jouent à la fois le rôle d’incitateur à des actions violentes, de provocateur et de protecteur des plus jeunes.

 

Les parents interdisent l’usage de la violence dans la rue et à l’école, mais ils

l’utilisent pour en interdire les pratiques.

 

    La violence est un trait spécifique de cette culture de rue ; l’emploi de la force

physique est légitimée dans cette culture ; elle devient un mode de relation et obéit à des codes.

 

 La force physique n’exclut pas la gentillesse, la relation à l’autre, l’amitié.

    Dans la culture de rue, tout est mis en scène ; rien n’est intériorisé. Les valeurs de la culture dominante définissent la virilité comme modèle et possibilité de contrôle de soi. Dans les sociétés traditionnelles, la violence est introvertie.

 

Sources : Wikipedia.org     Reynier.com    Laurent Mucchielli

Thomas.B et Camille .B

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Publié dans Social

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D
<br /> Dans le débat actuel autour de la violence en banlieue, lors de la campagne pour la Présidentielle de 2007 Jacques Cheminade avait donné quelques pistes de réflexion autour déun vrai projet de<br /> désenclavement de la banlieue, le Plan Jaures :<br /> <br /> - arrêter toute mesure provocatrice du type de celles proposées par MM. Sarkozy, Villepin et de Villiers, comme expulser les étrangers en situation régulière arrêtés lors des émeutes ou<br /> orienter des jeunes de 14 ans vers l’apprentissage, en cassant toute perspective de promotion sociale réelle ;<br /> <br /> - redéployer réellement une police de proximité, rétablissant l’ordre et rendant l’espace public aux jeunes, et tisser un réseau de médiateurs sociaux grâce à des emplois jeunes, pour éviter<br /> d’avoir recours à des CRS ou à des brigades de gendarmerie inexpérimentées ;<br /> <br /> - redonner, bien au-delà de ce que prétend faire M. de Villepin, de réels moyens aux associations (par exemple, les crédits du Fonds d’intervention pour la ville et ses subventions aux<br /> associations ont diminué de 40 % entre 2004 et 2005) et aux boursiers ;<br /> <br /> - multiplier les cours d’alphabétisation et de soutien scolaire, au besoin par la mobilisation de retraités bénévoles et prévoir le suivi cas par cas de chaque élève par une équipe pédagogique,<br /> avec des classes de quinze à vingt-cinq élèves maximum ;<br /> <br /> - prévoir dans chaque collège une assistante maternelle et sociale aidant et motivant les enfants et leurs parents. Les soins de dentisterie et de lunetterie doivent être enfin remboursés : il<br /> ne s’agit pas ici de rentabilité financière, mais de simple dignité humaine ;<br /> <br /> - la mise en place systématique d’écoles de la deuxième chance, fournissant à la fois une formation générale et une formation professionnelle. Or il n’y en a que huit aujourd’hui et l’Etat ne les<br /> finance pas ; il faut le faire sans délai, en les multipliant ;<br /> <br /> - créer dans chaque quartier une « maison du citoyen » regroupant dans des conditions de proximité tous les services administratifs aujourd’hui trop dispersés ou installés en dehors de la<br /> cité (CAF, services judiciaires, services de police, services d’accueil et de renseignement, interprétariat, cours pour adultes, activités d’animation) ;<br /> <br /> - stopper une politique d’imposition et de contributions sociales qui favorise les riches au détriment des pauvres et des classes moyennes ;<br /> <br /> - interdire les jeux de hasard destructeurs, de type Rapido, Point-courses et vidéopokers dans les bars, et réglementer plus sévèrement les jeux vidéo violents ;<br /> <br /> - assurer un service d’eau potable à bas prix (le prix de l’eau a augmenté de 38 % en dix ans !), en rétablissant les régies communales et inter-communales ;<br /> <br /> - donner à tous un logement digne de ce nom, pas une cage à lapins, et imposer aux communes (241 communes, Neuilly en tête) qui ne respectent pas les 20 % social des amendes de 1000 euros (et<br /> non 150) par logement manquant, affectés à la construction de logements sociaux ;<br /> <br /> -offrir un avenir chez eux aux travailleurs africains. Notre première tâche doit être de faire de l’Afrique un nouvel Eldorado. Notre premier devoir est d’arrêter le pillage d’une caste dirigeante<br /> maintenue au pouvoir par les colonisateurs financiers. Alors l’émigration pourra devenir un choix, et non une fatalité sociale. Les terribles images de Ceuta et de Melilla ont contribué à enflammer<br /> nos banlieues ; la seule solution pour empêcher qu’elles se reproduisent est de développer l’Afrique ;<br /> <br /> lire la suite : http://david.cabas.over-blog.fr/article-faire-face-a-la-violence-sociale-48982827.html<br /> <br /> Le blog de David C.<br /> david.cabas.over-blog.fr<br /> <br /> <br />
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M
Bien. Travail sérieux.
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