La Violence Urbaine

Publié le par Collectif

Définition 


Les formes de la violence collective des jeunes ont lieu dans les espaces publics de la banlieue ou dans les centres-ville. Ces formes de violences sont organisées ou improvisées et doivent être distinguées de la délinquance des mineurs . La violence urbaine va du plus simple vandalisme à l’émeute et à la guérilla urbaine ; elle passe par une grande diversité de formes. La violence est toujours décrite comme gratuite, sans limites. Ces formes de violence sont :

 

  • razzia dans les commerces ;
  • vols ou incendies de voitures ; 
  • racket et dépouilles ;
  • rixes entre bandes (= règlements de comptes);
  • provocations et injures verbales ou gestuelles ;
  • agression physique ;
  • trafics divers dont la drogue ;
  • attaques de commissariat et de bâtiments publics ;
  • saccages et pillages divers.
  • la dégradation de biens publics (vitres, boites aux lettres, graffitis...)


Cela révèle l'incivilité, la remise en cause des pouvoirs publics, et l'appropriation de l'espace public en question.
Cette incivilité entraine alors de nombreux sentiments d'insécurité.



Certaines régions sont considérées comme "dangereuses", notamment les Tarterêts, où les agressions sont fréquentes, mêmes sur des agents de police...

Les Tarterets

Qui, pourquoi ?

La provocation permet de recréer la coordination d'un groupe. La violence fait partie intégrante de l’espace public ; il y a un apprentissage de cette violence sous forme de spectacle. Le jeune doit apprendre à se défendre. Ce qui est valorisé dans cette violence c’est la manière de dominer sa peur. Il faut donc faire l’expérience du courage et de la force. Il s’agit en final de se construire une réputation qui sera reconnue par les autres. Cette réputation intériorise des codes spécifique aux groupes de jeunes. Les aînés jouent à la fois le rôle d’incitateur à des actions violentes, de provocateur et de protecteur des plus jeunes. La violence des rues est soumise toutefois à des codes, devenant un trait de la culture des rues: c'est un mode de relation, et la force physique n'interdit pas la gentillesse ou l'amitié. De plus, elle dépend aussi de la psychologie de l'individu, qui aura souvent recourt à la violence pour avoir une certaine "vengeance" contre la société (qu'il peut plus ou moins haïr), ou on peut dire, pour se faire tout simplement entendre, mais pas dans la généralité des choses.



Des mesures ont-elles été prises ?

Une police a spécialement été créer à partir de 1990, par l'Intérêt des Renseignements généraux (RG). Il reprend le principe de la police traditionnelle, mais les provocateurs (ou fauteurs) reçoient des peines plus lourde (prison, par exemple). Une femme nommé Lucienne Bui-Trong, a créer un tableau des degrés de violence, comme pour analyser mieux l'importance des dégâts, mais peut-être pour aussi mettre des peines justes aux fauteurs. Voici son tableau :
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Degrés et fonctionnement de l’échelle « Bui-Trong »

1er degré : violence en bandes, dénuées de caractère anti-institutionnel (vandalisme, razzia dans les commerces, rodéos et incendies de voitures volées, délinquance crapuleuse en bandes, rixes, règlements de comptes).


2e degré :
provocations collectives contre les vigiles, injures verbales et gestuelles contre les adultes, vandalisme furtif contre les biens publics.


3e degré :
agressions physiques sur les agents institutionnels (pompiers, militaires, contrôleurs, vigiles, enseignants, travailleurs sociaux) autres que policiers.


4e degré :
attroupements lors d’interventions de police, menaces téléphoniques aux policiers, lapidation de voitures de patrouille, manifestations devant les commissariats, chasse aux dealers.


5e degré :
attroupements vindicatifs freinant les interventions, invasion du commissariat.


6e degré :
agressions physiques contre les policiers, attaque ouverte du commissariat, embuscades, pare-chocages.


7e degré :
vandalisme ouvert, massif (saccage de vitrines, de voitures, jets de cocktails Molotov) en un temps généralement bref, et sans affrontement avec les forces de l’ordre, de la part de 15 à 30 jeunes.


8e degré :
guérilla, émeute, saccages massifs suivis d’affrontements avec les forces de l’ordre, répétition 3 à 5 nuits d’affilée, de la part de 50 à 200 jeunes.

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Sources:

Renseignements Généraux et Violences Urbaines




Kmille H. + Anini T. 

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M
Pas assez développé pour deux élèves. Il manque les sources.
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A
<br /> Nous avons amélioré l'article. En mettant, notemment des sources, et en complétant plus l'article. Merci de bien vouloir prendre les modifications en compte.<br /> <br /> Mise à jour le Lundi 2 Février à 20h30 environ.<br /> <br /> <br />